jeudi 30 septembre 2010

Bolivia, Isla del Sol y La Paz...

Marchés de Copacabana,
quelques heures avant d'embarquer pour Isla del Sol...



Une petite carnivore, et son frangin caché par la balance.
Nous prendrons plutôt du fromage pour le casse-croûte...




Isla del Sol, Lago Titicaca...


Pied à terre, une carte griffonnée en poche, nous partons pour le nord de l'île vers un bivouac à la belle étoile.
Trois heures de marche, la lumière descend à nos côtés.
Les sacs ralentissent notre pas, mais nous apprenons doucement à les prendre en compte.


La rencontre d'un berger, sur le plateau.
Et de son tout jeune lama qui ignore encore qu'il sera dévoré à l'âge de deux ans...



Bivouac au coucher du soleil.
Le réchaud crépite... Première !




Plus tard, les yeux rivés vers les étoiles, nous sommes certains d'avoir identifié le Scorpion et comptons à notre actif deux Croix du Sud...


Au lever du jour, nous ouvrons notre tente sur la Cordillère Royale.
Encore enroulés dans nos duvets.
Exploration de l'île.



Un 1er octobre à La Paz...

Nous renouons avec les composantes de nos vibrations : des pas piétinés dans la foule, mêlés aux accents des rues.
A l'écoute du brouhaha urbain.
La Paz est un marché géant. Toutes sortes de produits envahissent les trottoirs : électro-ménager, tissus, fruits, viandes, peintures, sacs de pains, céréales, outils...
Autant de marchandises organisées en quartiers.


Chambre avec vue
... sur l'agitation ambiante, le balai incessant des bus, et le bourdonnement des klaxons.
Calle Murillo. Au coin de la rue, un étal échappé du Mercado de las Brujas, ou marché des sorcières : foetus de lamas, amulettes, pierres magiques, herbes et potions s'entassent ici.



55 grains de maïs soufflé... et plus encore ! Une brouette...
Feliz Cumpleaños Papa Patrick !

Au soir, nous déambulons jusqu'à une peña, où il nous est donné d'entendre des chants folkloriques, accompagnés de danses costumées...
Nous levons notre copa à ta santé Papa Patrick !
Et dégustons une bière locale, la Huari. Salud !


Demain dimanche, nous prenons un bus pour le Parc Sajama, que domine le volcan Sajama, point culminant du pays, à 6540m... Que vos coeurs se rassurent, nous n'avons pas l'intention de le gravir !

A très bientôt,

Seb et Jue.

dimanche 26 septembre 2010

Arequipa et Puno, dernier épisode péruvien...

Ascension du volcan Misti, "El Señor"...

Arequipa, fin septembre.
Une ville soufflée dans la sécheresse. Un air ambiant chargé de la poussière des mines.
Ici, le volcan Misti surgit à chaque coin de rue... et nous donne des fourmis dans les pattes.

Une ascension de deux jours, emmenée par Alberto, notre guide, et partagée avec un couple allemand et un français.
Le 4X4 nous laisse en bout de piste, à 3400m d'altitude.
Première grimpette ardue...



... jusqu'au campement. Ancré dans la pente du volcan, à 4700m. Dans la plaine en contrebas, les lumières de la ville.


Quelques heures de sommeil, avant de s'élancer pour une marche nocturne.
Il est 02H00, notre frontale est la complice du soleil...
Cinq heures durant, nos yeux vont parcourir l'espace autour, inlassablement. Jamais rassasiés.
La nuit s'éclipse, nous luttons davantage contre le froid, la fatigue, et les premiers effets de l'altitude.
Enfin au petit jour, le cratère, et quelques fumerolles inattendues...
Dans un sourire Alberto précise... La dernière éruption date du 15ème siècle, avant la conquête espagnole !
Au plus haut, à 5825m. Epuisés, nos mains serrées. Emus... Et terriblement heureux.
Un volcan gravé dans nos ventres pour longtemps.






Arequipa, ou la drôle histoire du ukulélé...

Une histoire écrite en trois chapitres.
I. Nous sommes chez Randal, notre hôte à Arequipa. Un musicien qui se demande "comment réapprendre", en grattant les quatre cordes de notre instrument...

II. Plus loin, un luthier de la rue Bolognesi, subjugué par ce petit cousin du charango des Andes, en croque un patron et une esthétique, prend ses mesures, et relève le nom des cordes : sol, do, mi, la...
Nous trouvons là une housse aux couleurs péruviennes, qui vient se glisser autour de notre ukulélé, et abandonnons notre propre housse à ce passionné luthier.
Espérant secrètement qu'elle viendra à son tour habiller le premier ukulélé d'Arequipa.

III. Avant de nous éclipser pour Puno, nous avons juste le temps de peindre quelques notes sur un coin de mur... Une trace parmi d'autres, comme notre hôte Randal aime à ce que les voyageurs de passage chez lui en griffonnent ici ou là.






Les îles Uros, Lago Titicaca

Echappée sur le Lac Titicaca, ou "Rocher du puma", à 3810m.
La lumière est douce, qui tombe sur les îles flottantes Uros, habillées de roseaux...
Engoncées dans le tourisme.
Quel sentiment au fond de ces habitants, contraints chaque jour de saluer de nouveaux bateaux, d'exposer leur mode de vie ? Quelque chose d'artificiel imprègne fortement ce lieu.
Une vision saisissante, et déstabilisante.



Dernières tribulations...

Passage de la frontière bolivienne hier, le long du lac. Un nouveau tampon sur nos passeports. Nous ne sommes plus qu'à six heures de décalage avec vous.
Prêts à embarquer pour Isla del Sol, avant de rejoindre La Paz...

Nous avons contacté l'Ambassade de France à La Paz ce matin : Potosi et sa région ont retrouvé leur calme. Notre itinéraire, depuis Sucre jusqu'au Salar de Uyuni, en passant par Tarija, est validé!

Vamos a Bolivia...

Des bises,
Seb et Jue.

mardi 21 septembre 2010

Machu Picchu, Moray et quotidien...


Cité inca du Machu Picchu (Montagne Ancienne)

Point de départ de l'ascension : Aguas Calientes.

Un village du bout du monde, bruyant, vivant, coincé entre d'immenses pics recouverts de végétation, niché au fond des gorges. Le début d'une longue attente. Il nous faut être dans les 200 premiers à l'entrée du site, pour espérer grimper au sommet du Wayna Picchu (Montagne Jeune), quand chaque jour 2000 personnes arpentent ce lieu...

03H35 : gants, bonnets, emmitoufflés dans l'attente aux portes de la station de bus.

Numéros 34 et 35 à l'entrée du site (!!), nous pouvons nous élancer à l'assaut du Wayna, face à vous.


Le cliché si connu est en relief. Saisissant.
Nous sommes dans les hauteurs, des siècles plus tôt, imprégnés d'histoire, dont ce lieu est chargé. L'imagination travaille...
Un Picchu pitchoune dans nos poches pour papa Philippe!


Los andenes (terrasses) de Moray

Une multitude de micro climats, selon les différentes orientations au soleil, et la profondeur des terrasses. Une idée pour le Baradozic ?
Nos pas empruntent la piste des troupeaux sur le plateau andin, deux heures durant, avant d'accéder au site.
L'histoire raconte qu'en cet endroit, l'énergie concentrée au coeur de la restanque la plus basse peut redonner force à quiconque...

La preuve !


Plateau andin




Marché couvert d'Arequipa


Métiers oubliés



Menu du jour, tous les jours !

Exception faite la semaine dernière, où nous avons craqué pour un couscous d'alpaga... ; )


Tienda, échoppe de rue



Les Pueblos Blancos d'Andalousie nous reviennent en mémoire...



Peluqueria : coiffeur local...


Voie lactée andine...

Nous essaierons bientôt d'apercevoir dans le ciel un lama, un berger levant les bras, ou encore un renard...

Quant à la suite, escapade de deux jours, ces jeudi et vendredi, accompagnés d'un guide, au sommet du Misti, volcan éteint culminant à 5825 mètres, et que notre regard accroche depuis peu dans de nombreuses rues d'Arequipa.
Pas de lamas porteurs annoncés!
Plus tard, nous prendrons la direction du Lac Titicaca (Puno) et passerons la frontière bolivienne aux alentours du 1er octobre.
Notre première frontière avant Isla del Sol et La Paz...

Bises très fortes,
A vite,
Les chicos.

jeudi 16 septembre 2010

Pérégrinations dans la Vallée sacrée des Incas...

¡ Hola !
Nous voici donc vadrouillant dans la Vallée sacrée des Incas...
Une première halte à Cuzco, et Lima déjà semble bien loin, à près de 22 heures de bus
derrière nous.



Cuzco, ou le "nombril" du monde Inca. Plaza de Armas.




A 3400 mètres d' altitude, majoritairement détruite lors de la conquête espagnole, aujourd'hui grouillante de touristes, et inscrite au Patrimoine mondial par l'Unesco.


Ici, Miguel, gérant de notre auberge, nous raconte...
L' invasion par Pizarro, l' Inca Atahualpa exécuté pour avoir jeté au sol une bible qu'on lui tendait, et qu'il ne comprenait pas, les temples détruits, à l'emplacement desquels apparaissent peu à peu les maisons coloniales et cathédrales...
A quelques pas du centre, nous nous perdons dans de petites rues à la recherche de restaurants locaux où nous aimons à partager un poulet à la braise pour 5 soles, en compagnie de péruviens.


Un colectivo nous conduit plus tard à Pisaq, ou "perdrix" en langue quechua.
Les ruelles de ce village nous charment, qui voient passer des vaches, des vendeuses de blé servant à l'alimentation des cochons d'Inde, des enfants joueurs...
Plus haut sur la place, le marché s'installe, déroule son artisanat, ses épices et ses couleurs.





Ici notre hôte, artiste peintre à ses heures, enroule pour nous une toile.
Il nous dit attendre les premières pluies du printemps pour semer le maïs...
On suivra son exemple, car on a depuis peu goûté à la soupe de choclo : un régal...



Quatre heures de marche en matinée pour découvrir le site archéologique de Pisaq, déjouer la cupidité des taxis et gravir les pentes du Temple du Soleil avant la file "serpentine" des touristes... Seuls au coeur des terrasses incas... Parmi les plus belles constructions réalisées alors, entre 1471 et 1493, avec le Machu Picchu.


Intiwatana, lieu où l'on attache le soleil.




Il est dit qu'on ne peut glisser une lame de couteau entre deux imposants blocs de pierre; nous confirmons!






Aujourd'hui, nos pas s'arrêtent un peu plus loin dans la vallée, au coeur des Salineras...
800 bassins d'évaporation servant à la récolte du sel,
parmi lesquels nous évoluons gaiement, tels des funambules.
Quelques grains rosés se cachent maintenant dans notre baluchon !






Nos yeux se fermeront ce soir à Ollantaytambo, avant de poursuivre notre avancée
vers le Machu Picchu...
Un train demain jusqu'à Aguas Calientes, et découverte du site samedi...
Ce sera alors le chassé-croisé des voyageurs : en provenance d'Espagne, en partance pour la Petite Serene, ou à l'ascension du Wayna Picchu... Petit clin d'oeil à nos parents !



Bises à tous,
A très vite,
Seb et Jue.


PS : si vous cherchez les toilettes...


jeudi 9 septembre 2010

Quelques heures encore dans les rues de Huancayo

Les toits de Huancayo. Notre linge sèche non loin... en terrasse !
Prochaines élections municipales en octobre.
Des affiches envahissent déjà tous les murs de la ville.



Piñas sans modération...


Insolite...



On a goûté...
- une pomme de terre, ou papa, parmi tant d'autres... Plus de 100 variétés.
- la caigua, en vert : pour maigrir, d'après les dires d'un passant soucieux de nous éclairer !
On a prélevé quelques graines : papilles charmées...
- la mashua, en jaune à droite : pour le bien-être des reins; se cuisine comme une pomme de terre, de même que le yuca, au centre, à l'écorce brune.
- le maïs, ou choclo, à griller avec du fromage ! Un délice, et là encore tant de variétés...
Il n'y en a pas que pour les poulettes !
- les maracuya et carambola, sur la gauche, pour les jus du matin...
A presser avec deux bananes et un kiwi.



La rue où nous logeons... en travaux !
Nous l'empruntons chaque jour pour rejoindre l'orphelinat et l'école, avant de monter dans un colectivo, mini bus chantant les arrêts successifs...

Quelques notes de ukulélé, et la construction d'un itinéraire vers le Machu Picchu.



Nos hôtes, Paty et Juan Jose, et leurs enfants, Galilea et Juan Jose... junior ! On a siroté avec eux le Pisco Sour, boisson nationale... Secret de sa préparation : blanc d'oeuf, sucre, citron, pisco, eau et canelle. Proportions à modérer selon les goûts...


Casse-croûte de mazamorra à l'orphelinat : farine de maïs et fruits pressés.
Le ukulélé a charmé les foules ! Mon amant de Saint Jean, On s'emmène... et bien sûr quelques airs de Thomas Fersen... Des premiers doigts enfantins ont gratté ses cordes.

Marie-Lou, la maman de tous, comme les enfants l'appellent,
Anita, la maîtresse,
et... Pedro !!
Il est sur la photo car Anita nous a expliqué que le chiffre 3 porte malheur au Pérou... Il fallait une quatrième personne ! Au hasard ...


Les briques de Ladrillera...



... et les enfants.




Tout un mur de la classe en anglais...
Une semaine de pintura intensive ! Signature au bas... Une petite trace par ici.


D'autres nouvelles, en vrac...
Escapade sous un chapiteau péruvien mercredi soir dernier : 20 spectateurs, 4 chiens, des enfants artistes, une entrée à 4 soles ( 1 euro environ )...
Deux billets en poche pour Cuzco, dimanche. 20 heures de bus environ !!
Un itinéraire précisé, dans la Vallée Sacrée des Incas.
A très vite,
un immense merci pour tous vos mails et commentaires, qui nous remplissent !
Djoulie y Sébastian...
(Prononciation des niños).
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