mardi 21 septembre 2010

Machu Picchu, Moray et quotidien...


Cité inca du Machu Picchu (Montagne Ancienne)

Point de départ de l'ascension : Aguas Calientes.

Un village du bout du monde, bruyant, vivant, coincé entre d'immenses pics recouverts de végétation, niché au fond des gorges. Le début d'une longue attente. Il nous faut être dans les 200 premiers à l'entrée du site, pour espérer grimper au sommet du Wayna Picchu (Montagne Jeune), quand chaque jour 2000 personnes arpentent ce lieu...

03H35 : gants, bonnets, emmitoufflés dans l'attente aux portes de la station de bus.

Numéros 34 et 35 à l'entrée du site (!!), nous pouvons nous élancer à l'assaut du Wayna, face à vous.


Le cliché si connu est en relief. Saisissant.
Nous sommes dans les hauteurs, des siècles plus tôt, imprégnés d'histoire, dont ce lieu est chargé. L'imagination travaille...
Un Picchu pitchoune dans nos poches pour papa Philippe!


Los andenes (terrasses) de Moray

Une multitude de micro climats, selon les différentes orientations au soleil, et la profondeur des terrasses. Une idée pour le Baradozic ?
Nos pas empruntent la piste des troupeaux sur le plateau andin, deux heures durant, avant d'accéder au site.
L'histoire raconte qu'en cet endroit, l'énergie concentrée au coeur de la restanque la plus basse peut redonner force à quiconque...

La preuve !


Plateau andin




Marché couvert d'Arequipa


Métiers oubliés



Menu du jour, tous les jours !

Exception faite la semaine dernière, où nous avons craqué pour un couscous d'alpaga... ; )


Tienda, échoppe de rue



Les Pueblos Blancos d'Andalousie nous reviennent en mémoire...



Peluqueria : coiffeur local...


Voie lactée andine...

Nous essaierons bientôt d'apercevoir dans le ciel un lama, un berger levant les bras, ou encore un renard...

Quant à la suite, escapade de deux jours, ces jeudi et vendredi, accompagnés d'un guide, au sommet du Misti, volcan éteint culminant à 5825 mètres, et que notre regard accroche depuis peu dans de nombreuses rues d'Arequipa.
Pas de lamas porteurs annoncés!
Plus tard, nous prendrons la direction du Lac Titicaca (Puno) et passerons la frontière bolivienne aux alentours du 1er octobre.
Notre première frontière avant Isla del Sol et La Paz...

Bises très fortes,
A vite,
Les chicos.

jeudi 16 septembre 2010

Pérégrinations dans la Vallée sacrée des Incas...

¡ Hola !
Nous voici donc vadrouillant dans la Vallée sacrée des Incas...
Une première halte à Cuzco, et Lima déjà semble bien loin, à près de 22 heures de bus
derrière nous.



Cuzco, ou le "nombril" du monde Inca. Plaza de Armas.




A 3400 mètres d' altitude, majoritairement détruite lors de la conquête espagnole, aujourd'hui grouillante de touristes, et inscrite au Patrimoine mondial par l'Unesco.


Ici, Miguel, gérant de notre auberge, nous raconte...
L' invasion par Pizarro, l' Inca Atahualpa exécuté pour avoir jeté au sol une bible qu'on lui tendait, et qu'il ne comprenait pas, les temples détruits, à l'emplacement desquels apparaissent peu à peu les maisons coloniales et cathédrales...
A quelques pas du centre, nous nous perdons dans de petites rues à la recherche de restaurants locaux où nous aimons à partager un poulet à la braise pour 5 soles, en compagnie de péruviens.


Un colectivo nous conduit plus tard à Pisaq, ou "perdrix" en langue quechua.
Les ruelles de ce village nous charment, qui voient passer des vaches, des vendeuses de blé servant à l'alimentation des cochons d'Inde, des enfants joueurs...
Plus haut sur la place, le marché s'installe, déroule son artisanat, ses épices et ses couleurs.





Ici notre hôte, artiste peintre à ses heures, enroule pour nous une toile.
Il nous dit attendre les premières pluies du printemps pour semer le maïs...
On suivra son exemple, car on a depuis peu goûté à la soupe de choclo : un régal...



Quatre heures de marche en matinée pour découvrir le site archéologique de Pisaq, déjouer la cupidité des taxis et gravir les pentes du Temple du Soleil avant la file "serpentine" des touristes... Seuls au coeur des terrasses incas... Parmi les plus belles constructions réalisées alors, entre 1471 et 1493, avec le Machu Picchu.


Intiwatana, lieu où l'on attache le soleil.




Il est dit qu'on ne peut glisser une lame de couteau entre deux imposants blocs de pierre; nous confirmons!






Aujourd'hui, nos pas s'arrêtent un peu plus loin dans la vallée, au coeur des Salineras...
800 bassins d'évaporation servant à la récolte du sel,
parmi lesquels nous évoluons gaiement, tels des funambules.
Quelques grains rosés se cachent maintenant dans notre baluchon !






Nos yeux se fermeront ce soir à Ollantaytambo, avant de poursuivre notre avancée
vers le Machu Picchu...
Un train demain jusqu'à Aguas Calientes, et découverte du site samedi...
Ce sera alors le chassé-croisé des voyageurs : en provenance d'Espagne, en partance pour la Petite Serene, ou à l'ascension du Wayna Picchu... Petit clin d'oeil à nos parents !



Bises à tous,
A très vite,
Seb et Jue.


PS : si vous cherchez les toilettes...


jeudi 9 septembre 2010

Quelques heures encore dans les rues de Huancayo

Les toits de Huancayo. Notre linge sèche non loin... en terrasse !
Prochaines élections municipales en octobre.
Des affiches envahissent déjà tous les murs de la ville.



Piñas sans modération...


Insolite...



On a goûté...
- une pomme de terre, ou papa, parmi tant d'autres... Plus de 100 variétés.
- la caigua, en vert : pour maigrir, d'après les dires d'un passant soucieux de nous éclairer !
On a prélevé quelques graines : papilles charmées...
- la mashua, en jaune à droite : pour le bien-être des reins; se cuisine comme une pomme de terre, de même que le yuca, au centre, à l'écorce brune.
- le maïs, ou choclo, à griller avec du fromage ! Un délice, et là encore tant de variétés...
Il n'y en a pas que pour les poulettes !
- les maracuya et carambola, sur la gauche, pour les jus du matin...
A presser avec deux bananes et un kiwi.



La rue où nous logeons... en travaux !
Nous l'empruntons chaque jour pour rejoindre l'orphelinat et l'école, avant de monter dans un colectivo, mini bus chantant les arrêts successifs...

Quelques notes de ukulélé, et la construction d'un itinéraire vers le Machu Picchu.



Nos hôtes, Paty et Juan Jose, et leurs enfants, Galilea et Juan Jose... junior ! On a siroté avec eux le Pisco Sour, boisson nationale... Secret de sa préparation : blanc d'oeuf, sucre, citron, pisco, eau et canelle. Proportions à modérer selon les goûts...


Casse-croûte de mazamorra à l'orphelinat : farine de maïs et fruits pressés.
Le ukulélé a charmé les foules ! Mon amant de Saint Jean, On s'emmène... et bien sûr quelques airs de Thomas Fersen... Des premiers doigts enfantins ont gratté ses cordes.

Marie-Lou, la maman de tous, comme les enfants l'appellent,
Anita, la maîtresse,
et... Pedro !!
Il est sur la photo car Anita nous a expliqué que le chiffre 3 porte malheur au Pérou... Il fallait une quatrième personne ! Au hasard ...


Les briques de Ladrillera...



... et les enfants.




Tout un mur de la classe en anglais...
Une semaine de pintura intensive ! Signature au bas... Une petite trace par ici.


D'autres nouvelles, en vrac...
Escapade sous un chapiteau péruvien mercredi soir dernier : 20 spectateurs, 4 chiens, des enfants artistes, une entrée à 4 soles ( 1 euro environ )...
Deux billets en poche pour Cuzco, dimanche. 20 heures de bus environ !!
Un itinéraire précisé, dans la Vallée Sacrée des Incas.
A très vite,
un immense merci pour tous vos mails et commentaires, qui nous remplissent !
Djoulie y Sébastian...
(Prononciation des niños).

lundi 6 septembre 2010

Glacier Huaytapallana

Hola !

Notre plus belle après-midi avec les enfants de Ladrillera, vendredi...
Jeux francais et péruviens mêlés, sur le terrain proche de l'école.

Ascension samedi jusqu'au glacier, 5050 mètres d'altitude selon les sources locales...

Une offrande à la Pachamama, la Terre mère, en début de parcours. Juan, notre guide, demande protection, et nous déposons au creux du rocher bananes, feuilles de coca, cigarettes...
Une gorgée de caña (alcool de canne à sucre), et la randonnée peut commencer.

Nous mâchons assiduement les feuilles de coca, pour prévenir le soroche, ou mal d'altitude : apres les avoir humectées, nous les coincons entre la joue et la gencive, et en avalons doucement le jus... Très amer !!

Ajouter à cela les barres énergétiques, le chocolat, les amandes grillées, les bonbons préconisés par Juan (caramelo de limon), et les copieuses assiettes de pâtes de la veille... Nos corps nous surprennent, qui parviennent au sommet sans souffrance, après trois heures de marche.
Quelques pas sur le glacier, pour vibrer encore un peu, et puis la redescente, parmi les lacs, deux heures durant.
Nous croiserons là nos premiers alpagas...



Cette chaîne grandiose ne s'arrête pas là, mais annonce l'immensité d'une Cordillère qui s'étend jusqu'en Terre de Feu. Nous la découvrons à peine...

Bise à tous !

Delgada y Delgado, comme on nous appelle par ici !

vendredi 3 septembre 2010

Orphelinat et école de la rue...

Hillou,

Voici quelques photos, pour le plaisir des yeux,
et afin que vous puissiez mettre encore davantage d'images sur le monde qui nous entoure.
Instants choisis entre deux écoles bien différentes...







Local accueillant chaque après-midi les enfants des rues, proche de la fabrique de briques.














Quelques uns des enfants de Ladrillera. De 3 à 13 ans...









Ecole ouverte... aux pollos locos !!
Aux chiens, aux bicyclettes, aux petits frères et soeurs à garder...



La classe des enfants de l'orphelinat.
Jésus est prié chaque matin, avant de commencer le travail.



Pedro, 3 ans, débrouillard et peste comme on les aime... Aujourd'hui, il a malmené la machine à laver en retirant le tuyau d'évacuation d'eau!


Encore Pedro...
On résiste pour ne pas l'embarquer dans l'avion du retour !! lol...


Bises,
Jue et Seb.


PS : Demain, nous partons randonner en journée avec un guide et nos deux acolytes volontaires allemandes jusqu'au glacier Huaytapallana... A vos recherches !

mercredi 1 septembre 2010

HUANCAYO y los niños...

Plongée dans la fourmillière de Huancayo, à 3200 m, après un passage de notre bus à plus de 4800 m !

Immersion dans le bruit et les couleurs. Les marchés ont attrapé nos coeurs, dans un feu d'artifice : épices, serpent à croquer, grenouilles dans leur bassin, charette de courges, marchand de glace, de canne à sucre, étals de poissons, de fruits, de légumes, poulets suspendus...






Une foule grouillante, que côtoie à quelques mètres seulement un supermarché des plus modernes. Le contraste est saisissant...



Et puis notre rencontre avec les enfants des rues, auprès desquels nous participerons à un programme d'éducation chaque après midi durant 15 jours.
Des niños pieds nus, crasseux, au nez qui coule, aux joues séchées et aux cheveux poussiéreux... mais qui déjà nous appellent par nos prénoms et nous câlinent.





Enfin ce matin, c'est l'orphelinat que nous avons découvert, autre partenaire de l'association "MOSOQ AYLLU" (nouvelle famille en langue quechua). Un temps en classe, un second en extérieur pour jouer, et un dernier enfin pour le déjeuner...
Neuf enfants de 3 à 8 ans nous ont vite adoptés !


Une belle expérience sûrement nous attend ici...
¡ Hasta pronto !
Portez-vous bien...
Des bises très fortes à tous.
Jue et Seb.
Contrat Creative Commons
América del Sur by Valenza Julie et Sisun Sébastien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported